Ouvrir le quartier sur la ville, valoriser ses atouts paysagers et les situations de belvédères plein sud, conforter les modes doux en reliant les polarités

Maîtrise d’ouvrage : Ville d’Angoulême
Equipe MOE  : Atelier Nathalie Roussel architecture et urbanisme / Interscène 3.0/ Artelia
Missions  : Plan guide
Secteur d’étude : 50 ha
Durée des études : 1 an [2024-2025]

Un quartier de logements sociaux inséré dans un tissu de maisons de faubourg dans les années 70’s: une mixité sociale déjà présente.

Vue depuis la passerelle de la gare : l’entrée du quartier

L’imbrication très forte entre le parc de logements sociaux et le tissu de maisons de faubourg

Le tripode « Eglantines » qui va être démoli prochainement au profit de meilleure continuités urbaines et d’un parc paysager

Le projet d’espaces publics orientés « cheminements doux » décomposé en 22 propositions détaillées et chiffrées

Une 2ème session de séminaire pour choisir les scenarii d’aménagement préférentiels, en respectant le budget alloué

Participation des habitants lors de la « table citoyenne » pour choisir leur  scenario d’aménagement préféré

Traduction du plan guide à travers 12 fiches actions opérationnelles et pré-opérationnelles

Situé en face de la gare SNCF à environ 1 km du centre-ville, le quartier compte aujourd’hui 2900 habitants.

Le parc locatif social (près de 1300 logements répartis entre les trois bailleurs sociaux, OPH de l’Angoumois, LOGELIA et NOALIS), représente plus de 75 % des lieux d’habitation dans le quartier. Ce quartier QPV bénéficie de financements de l’ANRU, avec des chantiers bien engagés déjà : la rénovation du parc de logements de Logelia et de l’OPH en site occupé, et le projet des écoles en entrée de quartier (moe  apm/ Philippe Madec ; la rénovation et l’extension du Foyer de jeunes travailleurs, la maison départementale des solidarités).

La singularité de ce quartier repose sur une imbrication très forte entre le parc de logements sociaux (1 300 au total) et le tissu de maisons de faubourg et quelques pépites architecturales -maisons bourgeoises, manoir- rattrapée par l’urbanisation dans les années 70. La topographie et le couvert arboré « du parc habité » sont également des marqueurs clefs de son identité : des vues en balcon sur « le plateau » (centre historique) et le grand paysage, depuis l’espace public et les logements, avec l’inconvénient de créer des parcours dans la pente parfois un peu raide et d’enclaver une partie du quartier en fond de combe.

 

La Méthode utilisée :

  • Le terrain, le terrain et toujours le terrain !
  • Une collaboration itérative et participative pour fédérer toute l’équipe projet  :
  1. Un 1er séminaire de lancement sur 2 jours (balade urbaine, ateliers, visite du parc de logement avec les bailleurs, restitution « à chaud » de cette matière capitalisée à M. le maire et ses adjoints ;
  2.  un 2ème séminaire intermédiaire sous la forme d’un atelier avec des techniciens, le conseil citoyen, des associations) ;
  3.  une marche exploratoire des femmes et des jeunes filles pour témoigner de leur rapport à l’espace public au quotidien, (démarche égalité femmes/hommes ou comment concevoir des espaces publics appropriables par les jeunes filles, les mamans du quartier ;
  4. une table citoyenne invitant les habitants à voter pour un scenario d’aménagement d’espaces publics à réaliser en priorité ; (vote unanime pour l’un d’entre-eux !)
  • Et quand même un peu/beaucoup de travail de mise au point « en chambre »- à l’agence- avec la formalisation de documents cadres type fiches pré-opérationnelles et fiches actions pour permettre un relais ensuite dans la mise en œuvre des projets.

Les propositions sont axées principalement sur la programmation de réaménagement de l’espace public et le devenir des espaces post-déconstructions programmées. Elles s’appuient  sur une démarche assez frugale ciblant les actions indispensables pour assurer des continuités de parcours piétonniers, sécuriser les cheminements doux jusqu’aux écoles à partir de la rentrée 2026 et valoriser certaines séquences spécifiques.

Une belle étape de franchie avec l’élaboration de ce plan guide très itérative : nous allons suivre avec intérêt la transformation progressive du quartier !

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Quelques Chiffres

52,3 % de ménages sous le seuil de pauvreté

50,10 % de familles monoparentales

46 % de taux d’emploi

18 % de personnes âgées de plus de 60 ans

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